Archives sonores

Laurent Solini, Jennifer Yeguicheyan “Prisons, usages et appropriations de espaces carcéraux.”

Ce livre propose de comprendre la prison à partir de ses espaces : l’atelier, la rotonde, le service médico-psychologique régional, la cellule, la fenêtre, le rond-point.

De 2014 à 2016, les auteurs ont investi les détentions de cinq prisons belges et françaises : le centre de détention de Muret, les établissements pour peines de Namur, Ittre et Marche-en-Famenne et le centre pénitentiaire de Villeneuve-lès-Maguelone. Ils sont allés à la rencontre de ceux qui les ont fabriqués, ceux qui y travaillent ou y sont enfermés.

Cette enquête, complétée par un patient travail d’archives et la prise de nombreux clichés, appréhende les modalités d’appropriation de ces espaces. Aménagements et réaménagements des lieux, recours à la lumière naturelle, utilisation de matériaux, coloris, éléments de décoration, sont au coeur de l’ouvrage et permettent de saisir les fonctions, les histoires, voire les identités des lieux de la prison et des conduites qui s’y tiennent.

C’est en progressant dans la lecture de ce livre que se justifie l’importance d’une étude au plus près des usages spatiaux de la détention : lorsque s’esquisse une « prison mosaïque », somme de missions contradictoires, perceptibles jusque dans sa fabrique, jusque dans les manières dont son bâti est usité.

Édité par Laurent SoliniJennifer YeghicheyanSylvain Ferez

Laurent Solini est sociologue, maître de conférences à l’université de Montpellier et membre du laboratoire Santesih (Santé, éducation et situations de handicap). En 2012, il soutient une thèse en sociologie sur les expériences de détention des adolescents incarcérés en établissement pénitentiaire pour mineurs. Entre 2014 et 2019, il dirige deux programmes de recherche successifs, le premier porte sur les usages des espaces en prison, le second, sur les parcours et les socialisations institutionnelles des mineurs sous main de justice.

Jennifer Yeghicheyan est ethnologue et s’intéresse aux manières dont les institutions sécuritaires et d’accompagnement social traitent leur public. Des bénévoles œuvrant aux abords des prisons en passant par l’usage des espaces carcéraux jusqu’à l’étude des parcours institutionnels complexes des jeunes qualifiés à la fois de « dangereux » et eux-mêmes « en danger», Jennifer Yeghicheyan mobilise toujours la méthode ethnographique.

 

Visioconférence | Durée: 56’27 | Enregistrée le 5 janvier 2021

 

Echanges avec le public| Durée: 45’ | Enregistrés le 5 janvier 2021

 

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Sergio Dalla Bernardina “Faut qu’ça saigne ! Écologie, religion et sacrifice.”

 « Le boucher porte un grand tablier blanc, qui lui confère un air solennel. La tête de chamois empaillée et le crucifix ont sans doute toujours été là, mais je les remarque pour la première fois. Je crois avoir déjà aperçu le trophée ; en revanche, ce qui m’a échappé, et qui soudainement attire mon attention, c’est le crucifix accroché un peu plus loin, sur la même paroi. Le boucher, le crucifix à sa gauche et le trophée à sa droite forment une sorte de triangle, délimité, en bas, par l’étalage des viandes. Au début, je trouve cet agencement un peu osé, presque blasphématoire. Puis, sorti de la boutique, je commence à me dire que tout cela a peut-être un sens… »

Peut-on comparer un trophée de chasse à un crucifix ? Et le bœuf malmené avant l’abattage à une victime émissaire ? Et les dévorations perpétrées par les ours et les loups à des immolations ? Ce n’est pas très sérieux, nous prévient Sergio Dalla Bernardina, tout en nous invitant à jouer le jeu. Quel sens prend alors notre rapport au vivant si l’on essaie de le lire sous l’angle sacrificiel ? Faut-il s’en tenir à un point de vue manichéen, les amis des animaux du côté du bien, les autres du côté du mal ? Et si, derrière la contemplation horrifiée du sang qui coule, derrière l’indignation et la compassion, il y avait aussi du plaisir ?

Conçu comme une enquête réflexive, ce bref essai au ton souvent narquois explore des pistes qui, en interrogeant les rapports de notre société à la nature, à la violence et au sacré, bousculent nos certitudes. Écologiquement incorrect.

L’œuvre photographiée en quatrième de couverture est un détail d’une installation de Francis Moreeuw, 33 God Toys, 2005-2006.

Faut qu’ça saigne ! Écologie, religion et sacrifice. Editions Dépaysage, dans la collection « Sous l’écorce ». Paru le 26 juin 2020 ISBN : 978-2-902039-03-6

Spécialiste des perceptions et des représentations du milieu naturel ainsi que des rapports de l’humain à l’animal, Sergio Dalla Bernardina est professeur d’ethnologie à l’université de Bretagne-Occidentale. Directeur du LACI au sein de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, il dirige à l’EHESS le séminaire « De l’humain animalisé au vivant humanisé ».

L’animal comme prétexte: blog de Sergio Dalla Bernardina

 

Visioconférence | Durée: 1h05 | Enregistrée le 1er décembre 2020

Echanges avec le public| Durée: 36’53 | Enregistré le 1er décembre 2020

 

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Norman Ajari “La dignité ou la mort. Éthique et politique de la race”

Être africain ou afrodescendant, c’est provenir d’un peuple dont l’humanité fut contestée sur les plans juridique, scientifique, philosophique, théologique, économique, psychiatrique. On n’en continue pas moins à exiger des Afrodescendants qu’ils cessent de « ressasser », de « ruminer » l’histoire coloniale, répétant ainsi une vieille injonction esclavagiste à l’oubli des ancêtres et à la méconnaissance de la communauté d’origine.
Pourquoi prendre la question sous l’angle de la dignité ? La dignité est ce que le Blanc essaie d’abolir lorsqu’il exerce sa violence sur le Noir. Mais c’est aussi ce dont le Blanc se prive lui-même lorsqu’il exerce sa violence sur le Noir. Enfin, c’est ce que le Noir réaffirme collectivement lorsqu’il s’engage contre la domination blanche. Lorsque la dignité d’un jeune Noir est prise d’assaut, lorsqu’il est violé ou assassiné par les représentants de l’État, c’est une longue histoire de luttes, de conquêtes et d’affirmation d’une humanité africaine qui vacille et tremble sur ses bases.
La Dignité ou la Mort propose une implacable analyse critique de la tradition philosophique européenne. Mais c’est pour mieux renouer avec l’histoire méconnue de la pensée radicale des mondes noirs. Les révoltes d’esclaves, la négritude, les usages révolutionnaires du christianisme en Amérique du Nord et en Afrique du Sud, l’ontologie politique seront autant d’étapes d’un véritable parcours de libération.
La dignité est la capacité de l’opprimé à tenir debout entre la vie et la mort.

Norman Ajari est docteur en philosophie et enseignant à l’université Villanova de Philadelphie. Il est également membre du bureau exécutif de la Fondation Frantz-Fanon.

 

Visioconférence | Durée: 47’38 | Enregistrée le 24 novembre 2020

 

Echanges avec le public| Durée: 58’22 | Enregistrés le 24 novembre 2020

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Chadia Arab: “Dames de fraises, doigts de fée. Les invisibles de la migration saisonnière marocaine en Espagne.”

À la fin des années 2000, des milliers de Marocaines sont parties travailler à la cueillette des fraises dans la province de Huelva, en Espagne. Recrutées directement au Maroc par des contrats saisonniers, ces “Dames de fraises” sont choisies pour la précarité de leur situation et parce qu’elles laissent des enfants qui les contraindront à revenir.

Chadia Arab, Dames de fraises, doigts de fée. Les invisibles de la migration saisonnière marocaine en Espagne, En toutes lettres, Casablanca, 2018, 188 pages, 978-9954987902 – 75 DH, 15 euros.

 

Chadia Arab, géographe et chercheuse au CNRS, analyse les rouages de ce programme de migration circulaire, pensé pour répondre aux besoins de main-d’œuvre et réguler les flux migratoires entre le Maroc et l’Union européenne, mais dont les femmes sont les grandes oubliées.

 

Visioconférence| Durée: 1:03 | Enregistrée le 26 mai 2020

 

Débat audio| Durée: 1:19 | Enregistré le 26 mai 2020

 

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Bertrand Vidal : “Survivalisme. Etes-vous prêts pour la fin du monde ?”

Réchauffement climatique, pandémie mondiale, tsunami géant, accident nucléaire, black-out généralisé et même… invasion zombie. Parce que les désastres à venir sont aussi nombreux qu’inéluctables, des individus se préparent. Ils entassent des réserves de nourriture, construisent des abris, achètent des armes et s’exercent à la survie en milieu sauvage. Du cinéma à la téléréalité, les industries culturelles se sont emparées du survivalisme, le propageant comme un virus à la culture mainstream, tandis qu’une véritable économie internationale se met en place. Le temps est venu de décrypter ce phénomène qui s’amplifie de jour en jour. Qui sont les survivalistes ? Quelles sont leurs motivations ? Sont-ils des individus lucides et prévoyants ou de nouveaux fanatiques de l’apocalypse ? Des Robinsons postmodernes ou des paranoïaques va-t-en-guerre ? Découvrez la première analyse de ce phénomène qui ne connaît plus de frontières, de la Silicon Valley aux endroits les plus reculés de la planète… et préparez-vous au pire !

Bertrand Vidal est sociologue et chercheur à l’université Paul Valéry de Montpellier. Il s’est imposé comme une référence incontournable dans l’étude du phénomène survivaliste et intervient régulièrement dans de nombreux médias comme Le MondeLibérationVice ou Les Inrocks.

Conférence confinée| Durée: 1h53Enregistrée le 7 avril 2020

 

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Félicie Drouilleau-Gay “Secrets de familles. Parenté et emploi domestique à Bogota”

Au sein de familles, des femmes travaillent comme employées domestiques, en Colombie et un peu partout dans le monde. Qu’on les appelle muchacha, criada ou empleada, tout concourt à les traiter comme des enfants, privées de droits, mais aussi d’une vie intime, conjugale et maternelle. Pourtant ces femmes résistent, à travers la maternité, les amourettes, et différentes formes de « micro-résistances féminines ». À partir de récits de vie et d’une ethnographie fine, l’auteure nous plonge au cœur des secrets et non-dits d’une société marquée par les dominations genrées, raciales et de classe. Nous suivons ainsi Mary, Paulina, Carmen, à travers leurs luttes quotidiennes depuis leur enfance et le travail comme « petites bonnes », jusqu’à la vieillesse, ses amertumes et désillusions. L’ouvrage souligne les enjeux de transmission, notamment à partir d’une analyse des parcours d’enfants de domestiques sur un temps long, de leur naissance à leur vie de jeunes adultes. Comment parviennent-ils à se situer dans cet entre-deux social qu’est le domicile employeur, lieu de travail de leur mère et milieu auquel ils n’appartiennent pas ? Violences symboliques et physiques s’articulent à des affiliations « manquées » souvent douloureuses.

Félicie Drouilleau-Gay est diplômée de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Elle a soutenu en décembre 2011 une thèse de doctorat en anthropologie sociale et culturelle, récompensée par la « Mention Spéciale » de l’Asociación de Colombianistas lors de son XVIIIe Congrès (Massachusetts, États-Unis, 2013). Ses travaux s’articulent autour de deux axes : l’analyse des transformations de la parenté dans des contextes et situations de travail, et l’éclairage des politiques publiques sur les évolutions écologiques du travail et de l’emploi. Elle est actuellement chargée d’étude au Céreq – Centre d’Études et de Recherches sur les Qualifications – et chercheuse associée au laboratoire LISST-Centre d’Anthropologie Sociale.

Félicie Drouilleau-Gay, “Secrets de familles. Parenté et emploi domestique à Bogota(Colombie, 1950-2010).”, éditions Petra, 2019, 312 p., ISBN: 9782847432312 – 23 €
Conférence | Durée: 49′17Enregistrée le 3 décembre 2019
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Daniel Bizeul “Martial ou la rage de l’humilié.”

« Martial est un métis au visage brun dont le père est martiniquais. Il est gay, et se lie parfois à des Blancs aisés pour de l’argent et du rêve. En 1992, à 24 ans, il apprend qu’il est contaminé par le virus du sida. Je venais de faire sa connaissance peu avant. Il meurt en 2010, à 42 ans. Selon les médecins, c’est le sida qui l’a emporté. Mais est-ce là une explication suffisante ? Sous l’attrait qu’il exerçait, enjoué ou songeur, pouvaient surgir de la rage et l’envie de tuer. Les liens ordinaires sombraient. Type odieux ou mal dans sa peau, individu immature, schizophrène étaient des termes employés, “rebut de la société”, disait-il de lui. »

Peut-on mener une sociologie de la folie ou de la colère ? En utilisant comme source principale les cahiers rédigés pendant des années par Martial et les moments partagés avec lui, le sociologue Daniel Bizeul rend compte de l’homme qu’il a aimé. À travers la vie reconstituée de Martial, Il est question des indésirables, ces parcelles d’humanité qui vivent de combines et d’aides sociales et sont rebelles à toute autorité.

Daniel Bizeul est membre du Cresppa-CSU (CNRS-Paris 8-Paris Nanterre). Il a notamment publié Avec ceux du FN. Un sociologue au Front national (La Découverte, 2003), et de nombreux textes sur la réflexivité dans l’enquête sociologique.

Daniel Bizeul, “Martial ou la rage de l’humilié.”, éditions Agone, 2018, 368 p. ISBN : 9782748903607 – 23€

Conférence | Durée: 58’35Enregistrée le 5 novembre 2019

Échanges avec le public | Durée: 32′ | Enregistré le 5 novembre 2019

 

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Stéphane Beaud « La france des Belhoumi. Portrait de famille (1977-2017)»

Un livre de plus sur les jeunes « issus de l’immigration » ? Pour dénoncer les discriminations qu’ils subissent, sur fond de relégation sociale dans les quartiers « difficiles » ? Et conclure sur l’échec de leur « intégration » dans notre pays ?
Non. L’ambition de Stéphane Beaud est autre. Il a choisi de décentrer le regard habituellement porté sur ce groupe social. Son enquête retrace le destin des huit enfants (cinq filles, trois garçons) d’une famille algérienne installée en France depuis 1977, dans un quartier HLM d’une petite ville de province. Le récit de leurs parcours – scolaires, professionnels, matrimoniaux, résidentiels, etc. – met au jour une trajectoire d’ascension sociale (accès aux classes moyennes).
En suivant le fil de ces histoires de vie, le lecteur découvre le rôle majeur de la transmission des savoirs par l’école en milieu populaire et l’importance du diplôme. Mais aussi le poids du genre, car ce sont les deux sœurs aînées qui redistribuent les ressources accumulées au profit des cadets : informations sur l’école, ficelles qui mènent à l’emploi, accès à la culture, soutien moral (quand le frère aîné est aux prises avec la justice), capital professionnel (mobilisé pour « placer » un autre frère à la RATP)…
Cette biographie à plusieurs voix, dont l’originalité tient à son caractère collectif et à la réflexivité singulière de chaque récit, montre différents processus d’intégration en train de se faire. Elle pointe aussi les difficultés rencontrées par les enfants Belhoumi pour conquérir une place dans le « club France », en particulier depuis les attentats terroristes de janvier 2015 qui ont singulièrement compliqué la donne pour les descendants d’immigrés algériens.

Sociologue, Stéphane Beaud, est professeur de sociologie à l’université de Poitiers, membre du Gresco. Il a notamment publié, Guide de l’enquête de terrain (avec Florence Weber, 1997), Retour sur la condition ouvrière (avec Michel Pialoux, 2012 ; 1reéd. Fayard, 1999), 80 % au bac, et après ? (2002, 2005 ), Pays de malheur ! (avec Younès Amrani, 2004, 2005) et Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud (avec Philippe Guimard, 2011).

BEAUD Stéphane. La france des Belhoumi. Portrait de famille (1977-2017). Paris : Editions La Découverte, 2018, 352 p. ISBN : 9782707196118. 21 €

Conférence | Durée: 1:04:55 | Enregistrée le 4 juin 2019

 

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Giulia Mensitieri « Le plus beau métier du monde. Dans les coulisses de l’industrie de la mode »

La mode est l’une des plus puissantes industries du monde : elle représente 6 % de la consommation mondiale et est en croissance constante. Depuis les années 1980 et l’entrée dans l’économie néolibérale, elle est devenue l’image étincelante du capitalisme, combinant prestige, pouvoir et beauté, et occupe une place centrale dans les médias et les imaginaires. Pourtant, cette industrie, qui apparaît comme un horizon professionnel hautement désirable, repose principalement sur du travail précaire, et ce aussi bien là où la production est externalisée qu’au coeur de la production créative du luxe, comme les prestigieux ateliers des maisons de couture.
À partir d’une enquête en immersion auprès des travailleurs créatifs de cette industrie (stylistes, mannequins, créateurs indépendants, coiffeurs, maquilleurs, vendeurs, journalistes, retoucheurs, stagiaires, agents commerciaux, etc.), ce livre dévoile la réalité du travail à l’oeuvre derrière la façade glamour de la mode. Il met notamment en lumière les dynamiques d’exploitation et d’autoexploitation ainsi que le prestige social liés au fait de travailler dans un milieu désirable.
Des séances de « shooting » pour magazines spécialisés à la collaboration auprès d’un créateur de mode, en passant par des entretiens avec des stylistes travaillant pour de célèbres maisons de luxe et de couture, cette enquête dévoile une nouvelle forme de précarité caractéristique des industries culturelles du capitalisme contemporain, une précarité combinée au prestige, à la reconnaissance et à la visibilité. Il s’agit ainsi de décrypter les dynamiques invisibles sur lesquelles repose l’industrie de la mode pour mieux la «déglamouriser ».

Giulia Mensitieri est docteure en anthropologie sociale et ethnologie (EHESS). Ses recherches portent sur la mondialisation, les transformations du travail et les imaginaires désirables produits par le capitalisme contemporain.

MENSITIERI Giulia. « Le plus beau métier du monde ». Dans les coulisses de l’industrie de la mode. Paris : Editions La Découverte, 2018, 350 p. ISBN : 9782707195401. 22 €

Conférence | Durée: 53′08Enregistrée le 2 avril 2019

Échanges avec le public | Durée: 28’47 | Enregistrés le 2 avril 2019

 

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Julien Bernard “La concurrence des sentiments”

julien bernard - la concurrence des sentiments

La surprise, le coup de foudre amoureux, le chagrin, la peur, la colère, la joie, la compassion, nous faisons tous en tout lieu et à tout âge l’expérience d’émotions plus ou moins intenses qui nous marqueront pour la vie. Julien Bernard, toujours attentif aux frontières de l’humain, s’intéresse à ces “points de frottement” qui souvent nous dominent jusqu’à nous paralyser, quand ils ne nous mettent pas en action.
C’est par elles que nous nous inscrivons affectivement dans le monde naturel et social, par elles que nous nous positionnons face aux autres et que nous développons notre rapport au monde.
Ressentir des sentiments implique l’hétérogénéité des réalités subjectives et quantitatives qui nous entourent, d’où la difficulté méthodologique que rencontre le sociologue pour les saisir et les étudier. L’enjeu consiste à analyser en amont les déterminismes qui en seraient à la base et, en aval, la dynamique irrésistible que leur expression introduit.
Devenue une science à part entière incontournable dans les pays anglo-saxons, la “sociologie des émotions” est aujourd’hui un enjeu de premier plan pour les sciences sociales. Nos systèmes de communications ont évolué au point de devenir centraux dans la vie de chacun et nous sommes désormais inscrits dans une “société émotionnelle” pour une longue durée où désormais les sentiments devenus valeurs marchandes se font concurrence bien au-delà de nos personnes.

Né en 1980, Julien Bernard est Maître de conférences et Directeur adjoint du Département Sociologie à l’université Paris Nanterre ; membre du laboratoire Sophiapol ainsi que du groupe de recherche LASCO.
Après une thèse sur les émotions dans les rituels funéraires puis un travail sur les risques industriels, il s’est engagé dans une recherche sur le don du corps à la science. Il s’intéresse à la sociologie du corps et des émotions.

BERNARD Julien, La concurrence des sentiments. Paris : Editions Métailié, 2017, 256 p. ISBN : 979-10-226-0622-6. 20 €

Conférence | Durée: 50’40Enregistrée le 12 mars 2019

Échanges avec le public | Durée: 28’50 | Enregistrés le 12 mars 2019

 

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Weijing Guo « Internet entre Etat-parti et société civile en Chine »

L’accès à Internet et sa diffusion en Chine ont transformé profondément les modes de communication, d’expression et de mobilisation de la population chinoise. Les internautes chinois comme le gouvernement se sont rapidement saisis d’Internet et des nouvelles technologies. Alors que les premiers cherchent plus de liberté dans un régime autoritaire, ce dernier s’efforce d’encadrer ces nouvelles dynamiques à la fois en ligne et hors ligne afin d’éviter les débordements politiques et de garder le pouvoir. Cet ouvrage instruit des affrontements permanents qui se jouent à partir de groupes sociaux actifs sur Internet, grâce à Internet et à cause d’Internet dans trois champs significatifs : homosexualité, protection de l’environnement, défense du patrimoine culturel dans la ville de Canton. Entre ouverture économique et clôture politique, la mise en réseaux des acteurs, malgré tous les contrôles institués, laisse aux initiatives une place comprimée mais réelle et une autonomie relative de proposition.

Wenjing Guo docteure en anthropologie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheure associée au CESSMA (Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques), travaille en Chine sur les transformations de la communication numérique et en France sur les personnes sans-abri.

GUO Wenjing, Internet entre Etat-parti et société civile en chine. Paris : L’Harmattan, 2015, 336 p. ISBN : 978-2-343-06949-4 • 34,50 €

Conférence | Durée: 56′52 | Enregistré le 5 février 2019

Échanges avec le public | Durée: 49′ | Enregistrés le 5 février 2019

 

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Didier Fassin : “La vie. Mode d’emploi critique” (extrait)

Comment concevoir la vie dans sa double dimension du vivant et du vécu, de la matière et de l’expérience ? À cette question, la philosophie et, plus récemment, les sciences sociales, ont apporté toutes sortes de réponses, privilégiant souvent l’une ou l’autre de ces dimensions – le biologique ou le biographique. Est-il toutefois possible de les penser ensemble et de réconcilier ainsi les approches naturaliste et humaniste ? S’appuyant sur une série de recherches conduites sur trois continents, Didier Fassin s’y emploie en mobilisant trois concepts : les formes de vie, les éthiques de la vie et les politiques de la vie.
Dans la condition des réfugiés et des demandeurs d’asile, à travers le geste humanitaire et le sacrifice pour une cause, à la lumière des statistiques de mortalité et des modalités de calcul des indemnités de décès, à l’épreuve, enfin, d’une enquête généalogique et ethnographique, l’économie morale de la vie révèle de troublantes tensions dans la manière dont les sociétés contemporaines traitent les êtres humains.
Une fois assemblées, comme dans un puzzle, les pièces de cette composition anthropologique, une image apparaît : celle, troublante, des vies inégales.

Né en 1955, Didier Fassin est un anthropologue, sociologue et médecin français. Professeur de sciences sociales à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’EHESS, il est notamment l’auteur de “La Force de l’ordre” (2011), de “L’Ombre du monde” (2015) et de “Punir. Une passion contemporaine” (2017).

FASSIN Didier, La Vie. Mode d’emploi critique.Paris: Seuil, 2018, 192 pages, EAN 9782021374711.
18.00 €

Conférence (extrait) | Durée: 27′18Enregistrée le 8 janvier 2019

 

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Lamia Missaoui “Les figures des «étrangers de l’intérieur», celle du Gitan et du Maghrébin”

Alain Tarrius et Lamia Missaoui mènent une enquête depuis les années 1990 à l’échelle de l’espace méditerranéen, prenant pour socle d’analyse le concept de « moral area » développé par Robert E. Park au sein de l’école de Chicago des années 1930. Une plongée au coeur des économies souterraines mondialisées où les figures des « étrangers de l’intérieur », celle du Gitan et du Maghrébin en l’occurrence, sont exhibées comme « l’arbre qui cache la forêt » de la criminalité qui sévit notamment dans les puticlubs de La Junquera. Refusant de s’en tenir à la confortable polarisation médiatique et politique opposant la figure du « pauvre assisté » à celle de l’« honorable notable »

 

 

 

Dès les années 1980 des Algériens de France créent des réseaux transnationaux européens pour fournir de grands marchés souterrains à Bruxelles, Francfort, Strasbourg, Lyon, Marseille, Turin, Barcelone… Dans les années 1990 la forte émigration marocaine, plus d’un million de personnes, prend le relais avec plus de souplesse et de diversification. Années 2000 : les réseaux marocains du Levant espagnol, du Sud de France et d’Italie fusionnent avec ceux d’Europe méridionale de l’Est agrégeant Afghans, Turcs, Géorgiens, Russes et Ukrainiens à travers Bulgarie, Macédoine du Nord, Kosovo et Albanie : fournis en produits électroniques, hors régulation de l’OMC, fabriqués dans le Sud Est Asiatique et transités par Hong Kong, par les Émirats du Golfe arabique, puis par plusieurs ports sur la mer Noire. Des réseaux cosmopolites se forment dès la Bulgarie pour des ventes en « poor to poor », par les pauvres pour les pauvres, à moitié prix dans l’immense « marché des pauvres » sud européen. Contournant les grandes métropoles, Istanbul, Naples, Gênes, Marseille, Barcelone, les capitales du territoire circulatoire sont des villes moyennes, souvent frontalières et elles-mêmes caractérisées par de forts cosmopolitismes, albanais pour la zone transfrontalière albano-italienne de Shkodër et Durrës à Bari Brindisi et Tarente, et marocain pour celle, catalane, dans ‘l’espace Schengen’, de Perpignan, Andorre, Sitges avec La Junquera comme centralité de cette vaste zone morale transfrontalière. Là les réseaux criminels italiens ‘nangrhetta’ et ‘Sacra Corona Unita’ et russo-ukrainiens ‘du Dniepr’ pour la commercialisation des femmes balkaniques dans les Clubs prostitutionnels licites en Espagne, et des drogues opiacées, accompagnent ceux du « poor to poor » : les ravages parmi une jeunesse perpignanaise délaissée sont importants, ignorés par les politiques locaux absorbés par les clientélismes électoraux, ne comprenant les influences des circulations transfrontalières. Désormais plus de deux cent mille circulants forment avec plusieurs millions de résidents une société cosmopolite en mouvement le long de l’Europe méridionale susceptible de modifier les équilibres locaux.

Lamia Missaoui est enseignante-chercheure en sociologie à l’UFR des sciences sociales et au laboratoire Printemps (UMR 8085 CNRS/UVSQ). Elle est membre associé au laboratoire Migrinter « Migrations internationales, espaces et sociétés » (UMR 7301 CNRS / Université de Poitiers).

Conférence | Durée:59’52 | Enregistré le 9 octobre 2018

Échanges avec le public | Durée: 41′57 | Enregistrés le 9 octobre 2018

 

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Perig Pitrou Le Chemin et le champ. Parcours rituel et sacrifice chez les Mixe de Oaxaca (Mexique)”

L’auteur a réalisé une enquête ethnographique de deux ans chez les Mixe de l’État de Oaxaca (Mexique) consacrée à l’étude de la ritualisation accompagnant le renouvellement annuel des équipes municipales dans des communautés villageoises paysannes. La transcription des discours rituels prononcés en mixe par les gouvernants lorsqu’ils sacrifient des volailles, dans les fondements de la mairie ou au sommet d’une montagne, a permis d’établir comment cette pratique rituelle était mobilisée à la fois pour favoriser l’émergence de la vie (croissance du maïs, développement ontogénétique des humains) et pour participer à la résolution des conflits. L’exploration de cette double dimension fait l’objet de la monographie “Le chemin et le champ. Parcours rituel et sacrifice chez les Mixe de Oaxaca (Mexique)”.
Dans la continuité de ce travail, les recherches de Perig Pitrou s’engagent dans deux directions complémentaires et étudient les conceptions de la vie chez les peuples non-occidentaux ainsi que l’exercice du pouvoir et les pratiques traditionnelles de résolution des conflits.

Après avoir été allocataire du Centre d’études mésoaméricaines et centraméricaines, membre de la Casa de Velázquez, puis chercheur au musée du quai Branly et à l’University College London, Perig Pitrou a été recruté en 2012 comme chargé de recherche au sein du Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France. De 2013 à 2014, il a dirigé le programme de recherche « Des êtres vivants et des artefacts », soutenu par la Fondation Fyssen, avant de devenir le directeur adjoint de la pépinière interdisciplinaire CNRS-PSL (Paris Sciences et Lettres) « Domestication et fabrication du vivant ». En 2016, il a créé avec Dimitri Karadimas, l’équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant ».

Perig Pitrou, Le Chemin et le champ. Parcours rituel et sacrifice chez les Mixe de Oaxaca (Mexique), Nanterre, Publications de la Société d’ethnologie, Coll. Recherches américaines, 2016, 368 p., EAN : 9782365190138, 25 €.

 

Présentation par Magalie  | Durée: 12′57Enregistrée le 5 juin 2018

Conférence | Durée: 55′41Enregistrée le 5 juin 2018

Échanges avec le public | Durée: 25’37 | Enregistrés le 5 juin 2018

 

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Cécile Campergue “Le tantrisme tibétain en France. Un bouddhisme occidental ?”

Pratiqué quasi exclusivement par des Européens, le tantrisme tibétain en France est-il pour autant un bouddhisme occidental, un bouddhisme façonné et transformé par et pour les Occidentaux ?

Cette séance, organisée en partenariat avec le CLAP à Lodève nous amène à questionner la manière dont se structure, en France, cette pratique religieuse. Le rôle des maîtres, les lamas, dans la « traduction » de cette doctrine opérée à partir de leur compréhension des valeurs et idéologies occidentales est fondamentale dans ce processus. Réciproquement, nous évoquons la manière dont les adeptes occidentaux appréhendent cette relation au maître au travers des différents aspects, notamment émotionnels mais aussi rituels, que cette relation comporte.

 

 

Cécile Campergue est ethnologue, chargée de cours à l’Ucly (Lyon) et à l’IFER (Dijon) et postdoctorante au GSRL (Groupe Sociétés Religions Laïcités, CNRS-EPHE, Paris). Elle a déjà publié chez L’Harmattan sa thèse de doctorat remaniée: “Le rôle du maître dans la diffusion et la transmission du bouddhisme tibétain en France” (2012).

Conférence | Durée: 57′Enregistrée le 12 mai 2018

Échanges avec le public | Durée: 1h | Enregistrés le 12 mai 2018

 

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Monique Selim : “Des sexualités globalisées à l’avant garde?”

L’intimité sexuelle, devenue orientation sexuelle, est maintenant l’objet d’une gestion collective, politique et internationale. Le sigle LGBT (Lesbien, Gay, Bisexual, Transexual) a ainsi acquis une place centrale dans les programmes des grandes organisations internationales et des petites ONG. C’est cette importance des droits sexuels que cet ouvrage explore, sous différents angles et à partir de terrains contrastés, dans une perspective anthropologique attentives aux logiques subjectives et singulières.

Monique Selim est anthropologue, Directrice de recherche IRD, Responsable de l’axe Travail, Finance, Globalisation au sein de l’UMR 245 CESSMA (Centre d’Etudes en Sciences Sociales sur les Mondes Africains, Américains et Asiatiques), Université Paris Diderot / INALCO / IRD.
Ses recherches ont été au départ axées sur des espaces urbains stigmatisés de la société française (cité HLM de la banlieue nord de Paris, groupe social assisté de l’ancien quartier industriel d’Amiens). Elles ont pris ensuite comme objet privilégié l’entreprise et les rapports sociaux de travail dans leur double articulation avec les processus économiques et les contextes culturels spécifiques de l’Inde, du Bangladesh, du Laos, du Vietnam, de l’Ouzbékistan. Elle travaille aujourd’hui sur le developpement de la société civile en Chine. Les effets toujours singuliers de la mondialisation, ses réinterprétations endogènes par les différents acteurs sociaux et opérateurs institutionnels sont au centre de sa problématique.

Sous la direction de Monique Selim et Winjing Guo Des sexualités globalisées à l’avant garde ? Paris, Editions L’Harmattan, mai 2017, 310 pages. ISBN : 978-2-343-12001-0. 31€

Conférence | Durée:1:02:55Enregistrée le 6 mars 2018

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Nastassja Martin : “Les âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska.”

C’est l’hiver et la température avoisine les moins quarante degrés. Les yeux levés vers les aurores boréales qui animent le ciel arctique, nous écoutons. Le chasseur commence à siffler dans leur direction. C’est un son continu, aigu mais contenu, qui résonne dans le silence de la nuit polaire. Qui appelles-tu ? Elles, les aurores, et ceux qui transitent avec elles, les esprits des disparus, des hommes, des animaux, des plantes, qui courent sur un ciel glacial dans les explosions de couleurs.
Qui sont ces hommes qui se nomment eux-mêmes les Gwich’in et peuplent les forêts subarctiques ? Sont-ils encore de fiers guerriers qui poursuivent les caribous jusque sur l’échine arctique de la Terre, ou ressemblent-ils plutôt à des humains dévastés par la colonisation occidentale qui titubent dans les rues verglacées des villes du Nord sous les effets de l’alcool ? Et que dire du territoire qu’ils habitent, l’Alaska contemporaine ? Cette terre demeure-t-elle fidèle aux images de nature sublime et préservée qui peuplent nos esprits d’Occidentaux, ou disparaît-elle face aux réalités énergétiques, politiques et économiques qui la transforment en un champ de bataille jonché de mines à ciel ouvert et d’exploitations pétrolières ?
À l’heure du réchauffement climatique, aucun de ces clivages ne subsiste. Les mutations écologiques du Grand Nord sont telles qu’elles brouillent le sens commun et balayent toutes les tentatives de stabilisation, de normalisation et d’administration des écosystèmes arctiques et de leurs habitants. Loin de toute folklorisation indigéniste et de tout manifeste écologiste, ce livre s’attache à retranscrire les réalités des hommes qui parlent encore à l’ombre des arbres et sous le sceau de leur secret. Les âmes sauvages de l’Alaska sont celles qui se meuvent dans les plis d’un monde en révolution, et qui font de la métamorphose continuelle des choses et de l’incertitude des êtres un mode d’existence à part entière.

Nastassja Martin est anthropologue, diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales, spécialiste des populations arctiques.
Elle a consacré neuf ans de sa vie à l’étude des Gwich’in, un peuple du Grand Nord américain, expérimentant un autre rapport au temps et à elle-même. L’art de l’attente, elle l’a appris sur le terrain. Durement. Elle avait 23 ans quand elle est partie vivre avec le peuple gwich’in en Alaska, pour une durée indéterminée, dans le cadre de sa thèse, dirigée par l’anthropologue Philippe Descola. Elle est restée deux ans et de cette rencontre, elle nous raconte l’histoire.

 Nastassja Martin, Les âmes sauvages. Face à l’Occident, la résistance d’un peuple d’Alaska, Paris, La Découverte, 2016, 326 p., ISBN : 9782707189578. 22 €

Conférence | Durée:1:39:31| Enregistrée le 06 février 2018

 

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Roberta Chiroli : “Ora e sempre No Tav”.

Roberta Chiroli - Ora e sempre no tav Le Val de Suse, une zone située sur une marge de l’Italie – l’extrême ouest du pays – mais devenant de façon inattendue centrale dans chaque discours sur les «grands travaux» et sur son développement souhaitable ou non. Un territoire réinventé, repensé et transformé grâce à une mobilisation de masse, radicale, conviviale, créative, imaginative, compétente et – surtout – durable. Riant et plaisantant (mais criant et pleurant aussi), déjà vingt-six ans de lutte des habitants de cette vallée pour protéger leur environnement de la construction du TAV – ligne TGV Lyon-Turin.

Son observation anthropologique du mouvement écologiste « No Tav » a valu à la chercheuse Roberta Chiroli une condamnation judiciaire de 2 mois de prison avec sursis. Un jugement motivé par l’utilisation dans la rédaction de son travail universitaire de la première personne du pluriel ; c’est ce « nous », qualifié de « participatif » par le procureur, qui aurait rendu l’auteure coupable selon la justice italienne…
Roberta Chiroli est docteure en anthropologie de l’Université Ca’ Foscari de Venise.

Conférence | Durée: 1:04:21Enregistrée le 9 janvier 2018

 

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Martin Olivera “Ethnographier les Roms, assumer le malentendu et diffuser des connaissances”?

Quelques réflexions sur l’implication de l’anthropologue”

Cette communication qui porte entre autre sur la relation entre anthropologie et diffusion des connaissances ou implication de cette diffusion rappelle de manière plus large le débat cher à la science, initié par Max Weber entre savant et politique notamment dans un contexte où les autorités locales initient des politiques publiques ici à Montpellier depuis 2015 et en France depuis 2010, 2012. De manière plus singulière, cette invitation permet un regard extérieur sur des relations et des réflexions qui se posent de plus en plus au niveau local, les Roms faisant l’objet de nombreux travaux d’anthropologues en France, en Seine St Denis avec les travaux de Martin Olivera, à Bordeaux, avec les travaux d’Alexandra Clavé-Mercier ici présente et avec ceux de Marion Lievre ici à Montpellier.

Martin Olivera est ethnologue et coordinateur ‘Action tsigane’ au sein de l’association Rues et cités qui a pour objet la protection de l’enfance, la prévention de l’exclusion, et l’aide à l’insertion professionnelle, spécialiste de l’histoire des Roms.

Conférence | Durée: 58′Enregistrée en juin 2017

Echanges avec le public | Durée: 1h | Enregistrés en juin 2017

 

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Alban Bensa, “Les sanglots de l’aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : La guerre Kanak de 1917”.

En avril 1917, des Kanaks du Nord de la Grande Terre se lancent dans une guerre contre les autorités françaises et leurs soutiens locaux. Refusant le recrutement de nouveaux « volontaires » pour aller se battre en Europe et exaspérés par le déni d’existence que leur opposait la colonie, ils luttent douze mois durant, jusqu’à épuisement. Vaincus par les armes, décimés, dispersés et pourtant toujours là, c’est à la parole et à l’écriture qu’ils confièrent le soin de garder mémoire de ce temps.
Ce livre-CD met en scène les voix qui, de 1919 à 2011, portent avec elles l’histoire de la Guerre kanak de 1917, son souvenir et son actualité. Liant histoire et anthropologie, articulant récits et épopées versifiées ici publiés en bilingue et commentés, cet ouvrage déploie une polyphonie par laquelle ses auteurs et des écrivains, poètes et narrateurs kanaks de jadis et d’aujourd’hui composent ensemble une œuvre engagée dans la prise de souveraineté intellectuelle des Kanaks.

Anthropologue, Directeur d’études à l’EHESS, Alban Bensa mène une réflexion continue sur les fondements épistémologiques d’une anthropologie de l’action, de l’événement et des transformations sociales.

Alban Bensa, Kacué Yvon Goromoedo et Adrian Muckle, “Les sanglots de l’aigle pêcheur. Nouvelle-Calédonie : La guerre Kanak de 1917”, éditions Anarcharsis, 2015. (ISBN : 9782914777971).

Conférence | Durée: 1:39:28Enregistrée le 4 octobre 2016

 

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Anaïs Vaillant “Sur le carnaval”

SUR LE CARNAVAL”

Une semaine après les jours gras, le Bistrot vous propose dans cette séance “Sur le carnaval” un état des lieux de quelques carnavals contemporains et locaux autour de quatre interventions de chercheurs et/ou carnavaliers du Languedoc .

 

  • Anaïs Vaillant, ethnologue, à propos du carnaval des gueux de Montpellier et modératrice de la soirée. “Quelles pratiques aujourd’hui de et dans ces carnavals ? Quelle vivacité ? “
  • Katia Fersing, ethnologue, à propos du Petassou de Trèves et qu projettera ses photographies de terrain;
  • Perrine Alrancq, comédienne, auteure et membre du Théâtre des Origines, à propos du carnaval de Pezenas;
  • Richard Escobassa, musicien, membre du GRAC Groupe de Recherches des Archives de Cournonterral et co-auteur du livre Cournonterral publié en 2018 par le GRAC, à propos du carnaval de Cournonterral ;
  • Pierre Laurence, ethnologue au Conseil Départemental de l’Hérault.

Crédit photo: Manu Tombouctou (Carnaval des Gueux)

Conférence | Durée: 1:12Enregistrée en mars 2017

Echanges avec le public | Durée: 32:43 | Enregistrés en mars 2017

 

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Yasmine Bouagga et Lisa Mandel, “Les nouvelles de la jungle”.

Une enquête de terrain pour découvrir l’accueil réservé aux réfugiés en France, pays des droits de l’Homme…

 

De février à mai 2016, la sociologue Yasmine Bouagga et la dessinatrice Lisa Mandel se sont rendues régulièrement à Calais pour raconter en bande dessinée le quotidien des camps de migrants et de réfugiés installés à proximité de l’entrée des points de passage vers le Royaume-Uni.

Lisa Mandel et Yasmine Bouagga, “Les nouvelles de la jungle”, Paris, Casterman, coll. Sociorama, 2017.

 

Conférence | Durée:1:27:59| Enregistrée le 28 février 2017

 

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Marie-Ange Lasmènes “La mémoire sociale de la coopération viticole”

De l’Ethnologie à Castelbarry

En 2011, la direction de la Cave Coopérative de Castelbarry, le Conseil d’administration, son président (François Boudou), et son directeur (Bernard Pallisé) soutenus par des partenaires locaux, régionaux et européens, sollicitaient l’ethnologue Marie-Ange Lasmènes et le photographe Alain Tendero pour valoriser son patrimoine immatériel et collecter la mémoire sociale des viticulteurs coopérateurs.

À l’heure où la viticulture sort d’une importante crise dans les années 2000, et où les coopératives viticoles Languedociennes sont contraintes de fusionner, la nécessité est de faire connaître l’organisation coopérative au grand public. Un autre constat pèse sur la coopération viticole : la moyenne d’âge des viticulteurs est de 55 ans. Remobiliser les adhérents et concerner les générations futures pour la reprise des exploitations devient une urgence. Entreprise non délocalisable, la cave coopérative, fondée en 1950, est un acteur du territoire à pérenniser. Le besoin de faire valoir l’impact social et économique de la structure sur le territoire et la volonté de mettre en lumière les valeurs sociales du système coopératif est donc exprimé en 2011. Il s’agit de sensibiliser une clientèle et d’impliquer des coopérateurs en valorisant la mémoire des acteurs de la coopérative, témoins de cette importante transition vers l’organisation collective de la viticulture. Toute l’originalité du projet est de confier la mission à l’ethnologue Marie-Ange Lasmènes et au photographe Alain Tendero. Par la convocation de l’ethnologie couplée à la photographie, la Culture devient un moyen de parler de la viticulture et de ses enjeux pour sensibiliser un large public. Le concept est une réelle initiative, c’est une première en France : collecter les mémoires orales des acteurs de la coopérative de Montpeyroux pour associer ces récits de vie et témoignages aux portraits actuels de la viticulture coopérative. Trois générations sont ainsi mobilisées et invitées à participer à la démarche qui se charge, dans le même temps, d’une valeur patrimoniale.

Un véritable travail de terrain est entrepris par l’ethnologue et le photographe. L’immersion in situ est alors le meilleur moyen d’appréhender la réalité sociale, les scènes de la vie quotidienne et ainsi être au cœur des enjeux de la viticulture en coopérative. Viticulteurs et membres du personnel ont livré avec émotions, la voix parfois entremêlée de larmes, leurs souvenirs et leurs perceptions de l’évolution du système coopératif viticole et de la vie locale.

« Au Cœur des vignes les hommes se racontent. Mémoire sociale de la Cave Coopérative de Montpeyroux », est le fruit de cette première étude ethnologique sur la mémoire sociale de la coopération viticole. Préfacé par le Professeur Jean Sagnes (Professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Perpignan), l’ouvrage a remporté le Trop

Trophée d’Argent des Initiatives Coopératives, délivré par Coop de France (Union des coopératives françaises)

Crédits photos Alain Tendero

Conférence | Durée 53’54| Enregistrée le 3 juin 2016

Echanges avec le public | Durée: 46:30 | Enregistrés le 3 juin 2016

 

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Gaetano Ciarcia, « Le revers de l’oubli. Mémoires et commémorations de l’esclavage au Bénin »

Gaetano CIARCIA_Le revers de l'oubli
Au cours des années 1990, sur les lieux de l’itinéraire de la Route de l’Esclave dans le Bénin méridional, l’institution d’une mémoire officielle de la traite négrière a été accompagnée d’un mouvement de réforme des cultes vodun mené par leurs dignitaires ainsi que par des élites intellectuelles et politiques.

Issu d’enquêtes effectuées entre 2005 et 2012, le livre propose une analyse de certains espaces publics et cérémoniels significatifs d’un héritage culturel et moral émanant du passé esclavagiste. D’une manière aussi bien sélective que projective, l’injonction au souvenir de ce passé suscite des interprétations, des fictions et des récits mais également des oublis créateurs, entre reconstitutions se voulant consensuelles et versions partiales des faits de l’histoire.

 

Gaetano Ciarcia, “Le revers de l’oubli : mémoires et commémorations de l’esclavage au Bénin”, Paris, Karthala/Ciresc, coll. « Esclavages », 2016.
Conférence | Durée 1:06:39| Enregistrée le 5 avril 2016
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Valérie Rolle : “L’art de tatouer”

Valerie RolleDepuis la fin des années 1990, les recherches sur le tatouage se sont multipliées. Elles s’intéressent toutefois rarement au pendant professionnel de ce véritable engouement pour la pratique. Valérie Rolle a mené une enquête dans les studios de tatouage. Elle montre comment les tatoueurs gèrent la nécessité de satisfaire les désirs d’une clientèle désormais majoritairement néophyte et la volonté de réaliser des tatouages artistiques. Comment les projets de tatouage sont-ils négociés ? Quels critères sociaux et esthétiques guident la réalisation d’une image encrée ? Quelles qualités sont requises pour apprendre le métier et s’y faire une place ? Comment comprendre l’absence relative des femmes derrière la machine à tatouer, alors même qu’elles représentent aujourd’hui plus de 50% de la clientèle des studios ? Derrière les processus de popularisation et de féminisation d’une pratique, Valérie Rolle interroge, à travers ce cas singulier, la problématique plus générale des frontières de l’art.


Valérie Rolle, L’art de tatouer. Editions de la maison des sciences de l’homme, 2013.

Conférence | Durée 56:56| Enregistrée le 8 mars 2016

 

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David Le Breton, “Disparaitre de soi, une tentation contemporaine”.

Le Breton

Il arrive que l’on ne souhaite plus communiquer, ni se projeter dans le temps, ni même participer au présent ; que l’on soit sans projet, sans désir, et que l’on préfère voir le monde d’une autre rive : c’est la blancheur. La blancheur touche hommes ou femmes ordinaires arrivant au bout de leurs ressources pour continuer à assumer leur personnage. C’est cet état particulier hors des mouvements du lien social où l’on disparaît un temps et dont, paradoxalement, on a besoin pour continuer à vivre.

L’anthropologue et sociologue David Le Breton présente et replace dans son cheminement de chercheur son ouvrage “Disparaitre de soi, une tentation contemporaine” où il interroge diverses conduites actuelles visant à se délester de l’effort d’exister pour tenter de vivre encore.

David Le Breton, “Disparaitre de soi, une tentation contemporaine”, Editions Métailié, 2015 (ISBN : 979-10-226-0160-3).

 Conférence | Durée: 1:35:22| Enregistrée le 2 février 2016

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Françoise Héritier, “Les Deux Soeurs et leur mère. Anthropologie de l’inceste.”

Françoise Héritier nous livre une explication nouvelle des raisons de l’interdit de l’inceste, autour de son ouvrage :

Une mère et sa fille, ou encore deux sœurs, peuvent-elles partager le même homme ? À côté des relations entre père et fille, entre mère et fils, entre frères et sœurs, il existe un inceste du « deuxième type » qui concerne en particulier les consanguins de même sexe partageant un même partenaire.
Pourquoi ce type de relations est-il considéré comme tabou ?
L’analyse des raisons qui expliquent cet interdit conduit à une théorie nouvelle de l’inceste en général. Même lorsqu’il n’implique pas d’abus sexuel, il bouscule la représentation que nous avons et de nous-mêmes et du monde qui nous entoure.
C’est donc à une véritable plongée dans les catégories les plus fondamentales de notre pensée que nous convie Françoise Héritier.

 

 

Conférence | Durée: 1:35:22| Enregistrée le 14 novembre 2015

 

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Frédérick Keck, “Un monde grippé”

Surveiller les animaux, préparer les humains : Que reste-t-il de la grippe pandémique ?

Un tour du monde des virus qui émergent, des animaux qui les transmettent et des humains qui s’en protègent. Pour l’auteur, la grippe suscite des émotions collectives parce qu’elle envisage l’arrêt possible de la circulation des êtres vivants. Un horizon catastrophique qui ouvre de nouvelles perspectives sur les relations entre les hommes et les animaux dans les sociétés globalisées.

Frédéric Keck, anthropologue, chargé de recherche au laboratoire d’anthropologie sociale du CNRS, spécialiste de l’histoire de l’anthropologie sociale. Attaché à l’Institut Marcel Mauss et au Centre d’Etudes Français sur la Chine Contemporaine, il est l’auteur de “Claude Lévi-Strauss, une introduction” (La découverte, 2005), “Lucien Lévy-Bruhl, entre philosophie et anthropologie” (CNRS, 2008). Il a participé à l’édition des Oeuvres de Claude Lévi-Strauss dans la “Bibliothèque de la Pléiade” (Gallimard, 2008) et de l’oeuvre de Bergson (PUF, 2008) Son enquête de terrain a donné lieu à deux publications en 2009 : « Conflits d’experts. Les zoonoses, entre santé animale et santé publique », Ethnologie française, 2009, 1, p. 79-88, et « Les hommes malades des animaux » in Critique, numéro spécial « Libérer les animaux » Il rédige un récit de son enquête à paraître sous le titre “Journal d’un monde grippé”

Il a consacré sa thèse de doctorat à Lucien Lévy-Brubl, et a collaboré à l’édition des oeuvres de Claude Lévi-Strauss dans la « Bibliothèque de La Pléiade ».

« Le monde grippé » paru aux éditions Flammarion, en 2010.

Conférence | Durée: 51:28| Enregistrée le 10 janvier 2012

 

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Sébastien Roux: « No money, no honey. Economies intimes du tourisme sexuel en Thaïlande »

À partir de l’ethnographie de Patpong, un quartier rouge de Bangkok dédié à la prostitution touristique, l’ouvrage propose une analyse scientifique du tourisme sexuel et des enjeux contemporains liés à la mondialisation de la prostitution.

À partir d’une enquête ethnographique conduite à Patpong, un quartier de Bangkok dédié au commerce international du sexe, cet ouvrage montre le quotidien des prostitué-e-s et les relations qui les unissent à leurs clients. Contre une lecture réductrice des échanges prostitutionnels, la sociologie permet d’interroger la diversité des ” économies intimes ” qui traversent les relations, de penser la complexité des rapports de pouvoir qui unissent – le temps d’une ” passe ” ou d’un amour – des individus que tout semble opposer.
Mais comprendre ces relations impose également d’en saisir la gestion politique et normative. Le travail de terrain est ainsi complété par la généalogie de la catégorie ” tourisme sexuel ” qui interroge les formes contemporaines d’engagement politique et de mobilisation transnationale. Et si la lutte contre le tourisme sexuel est aujourd’hui une cause consensuelle, l’histoire rappelle que la construction sociale des problèmes sociaux est le produit d’investissements souvent contradictoires, parfois problématiques, qui – assis sur l’évidence de leur objectivité supposée – font plus que dénoncer : ils transforment aussi le monde.
En articulant ethnographie et histoire, en interrogeant les relations prostitutionnelles et les jugements qu’elles suscitent, ce livre explore des unions aux frontières de l’acceptable. Et le tourisme sexuel apparaît alors comme un objet privilégié pour penser la mondialisation des questions sexuelles et saisir, à travers lui, les transformations contemporaines du politique.

Ethnologie du tourisme sexuel en Thaïlande à partir de l’ouvrage de Sebastien Roux « No money, no honey. Economies intimes du tourisme sexuel en Thaïlande » Editions La Découverte, Coll. « Textes à l’appui », 2011
animateur Christian JACQUELIN

Sébastien Roux est sociologue, chargé de recherche au Cnrs. Il anime à Toulouse le Centre d’anthropologie sociale, une équipe du Laboratoire interdisciplinaire Solidarités sociétés territoires (UMR 5193). Ses premiers travaux portaient sur le tourisme sexuel et la circulation internationale des personnes et des causes ; il a notamment publié No Money, No Honey. Économies intimes du tourisme sexuel en Thaïlande (La Découverte, 2011). Il a ensuite enquêté sur le traitement politique des mineur·e·s sous main de justice comme post-doctorant au sein de l’ERC Morals, et coécrit Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l’État (Seuil, 2013). Il termine actuellement une recherche de plusieurs années sur l’adoption internationale conduite dans le cadre du programme ANR Ethopol (2014-2019), et a co-dirigé avec Anne Sophie Vozari Familles, nouvelle génération (PUF, 2020). Il initie actuellement un nouveau cycle de recherche sur les nouvelles utopies engendrées par la crise écologique, et les innovations politiques qui émergent en temps de crise.

Conférence | Durée: 50:44| Enregistrée le 07 février 2012

 

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Le mauvais oeil dans le Maghreb de France

Slimane Touhami

Mardi 06 décembre 2011

MARDI 06 DECEMBRE 2011 à 20H30 au BLABLABAR, L’ A.R.C.E recevait Slimane Touhami, Docteur en Anthropologie de l’E.H.E.S.S., Chargé de cours à l’Institut Catholique de Toulouse.
Thème de la conférence/débat :
L’Autre héritage. L’espace du mauvais oeil dans le Maghreb de France

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Fragments d’identités françaises

Jean Viard

Vendredi 27 Mai 2011

Le Vendredi 27 Mai à 17h30, Jean Viard, sociologue, directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, a clôturé la saison 2010 2011 du Bistrot des ethnologues de Montpellier avec une présentation-débat de son dernier ouvrage : Fragments d’identités françaises (Ed. de L’aube -Coll. Monde En cours, 2010)

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Manouches et mondes de l’écrits

Jean Luc Pouyeto

Mardi 08 Novembre 2011

Le mardi 08 novembre à 20h30 au Blablabar de Montpellier, l’A.R.C.E a reçu au Bistrot des ethnologues, Jean Luc Pouyeto, anthropologue, membre du laboratoire ITEM de l’université de Pau et des Pays de l’Adour.

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Deuil et funérailles dans le Bénin méridional

Joel Noret

Mardi 04 Octobre 2011

Joël Noret, en ouverture du Bistrot des ethnologues, saison 2011-2012
Ce Mardi 04 Octobre à 20h30, l’ARCE invite Joël Noret pour une première séance du Bistrot des ethnologues autour de son ouvrage :
“Deuil et funérailles dans le Bénin méridional. Enterrer à tout prix”, aux éditions Université de Bruxelles, coll. « Sociologie et anthropologie », 2010.

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Tarzan, l’imaginaire ethnologique

Pascal Dibie

10 mai 2011

MARDI 10 MAI à 20H30, suite à l”incendie de La Laiterie, le Café de la Vieille Porte de Montpellier accueillait le Bistrot des ethnologues.

L’invité était Pascal Dibie, ethnologue, enseignant-chercheur à l’université Paris-VII venu présenter l’ouvrage collectif “Tarzan !”(Editions Somogy, 2009).

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Retour sur le cannibalisme

Georges Guille Escuret

Mardi 05 Avril 2011

Mardi 05 avril 2011, l’ARCE a reçu l’anthropologue et biologiste, Georges Guille-Escuret, chargé de recherche CNRS au Centre Norbert Elias à Marseille pour une conférence-débat autour de son ouvrage :
“Retour sur le cannibalisme et sa phobie. Sociologie comparée du cannibalisme Tome 1 Gibiers et captifs en Afrique”

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Les objets d’affection

Véronique Dassié

15 mars 2011

Véronique Dassié Ethnologue, Chargée de cours Université François Rabelais Tours, Chercheur associée au LAHIC (IIAC Paris) et au laboratoire CITERES (Tours)
Objets d’affection : Une ethnologie de l’intime
Ed. CTHS Coll. Le regard de l’ethnologue 2010

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Filmer l’humain

Mouloud Boukala

18 Janvier 2011

Mouloud Boukala Anthropologue, CREA, Lyon II
Filmer l’humain : que cherche-t-on à montrer qui ne peut être dit ou écrit ?
à partir de l’ouvrage Le dispositif cinématographique : un processus pour (re)penser l’anthropologie Ed. Téraèdre Coll. L’anthropologie au coin de la rue, 2009

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Les millionnaires du Loto

Monique et Michel Pinçon Charlot

04 janvier 2011

MARDI 04 JANVIER à 20H30 à La Laiterie des Beaux-Arts à Montpellier, l’ A.R.CE a reçu Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, chercheurs rattachés à l’Institut de recherche sur les sociétés contemporaines (I.R.E.S.C.O).

Conférence-Débat autour de leur ouvrage
Les Millionnaires de la chance
Ed. Payot & Rivage Coll.Essais Payot, 2010

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Que sont devenues les tribus dans l’Algérie contemporaine ?

Hounet

Yazid Ben Hounet

Mardi 07 décembre 2010

Le Mardi 07 Décembre 2010, Yazid Ben HOUNET, auteur de l’ouvrage ” L’Algérie des tribus – Le fait tribal dans le Haut Sud-Ouest contemporain ” était l”invité de l’A.R.C.E. pour une séance du Bistrot des ethnologues.
Séance présentée et animé par Laurent Sébastien Fournier, Maître de conférences en Ethnologie, membre de l’ARCE

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Vertige de l’ivresse

Nahoum Grappe

Véronique Nahoum Grappe

Mardi 09 Novembre 2010

Le Mardi 09 novembre 2010

Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue, ingénieur de recherches Centre Edgar Morin, à Paris.

Auteur de “Vertige de l’ivresse , Alcool et lien social” aux Editions Descartes & Cie (Coll. Essai, 2010), était la première invitée de l’équipe de l’ARCE pour cette saison 2010-2011

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Enquêtes auprès des ouvriers sud africains

Haydem

Judith Haydem

mardi 04 mai 20h30

Mardi 04 Mai à 20h30 au Baloard
l’ARCE vous a proposé une séance du Bistrot des ethnologues, en présence de Judith Hayem, anthropologue, maître de Conférences à l’université de Lille-1., autour de son ouvrage “La figure ouvrière en Afrique du Sud”.

A réécouter ici :

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Lignes secondaires

Martin de La Soudière

Mardi 06 Avril 2010

Le Bistrot des ethnologues recevait Martin DE LA SOUDIERE, ethnologue, chargé de recherche CNRS, chercheur au Centre Edgar Morin
C’était le MARDI 06 AVRIL à 20H30 au BALOARD
Présentation Débat autour de son ouvrage : Lignes secondaires, Paris et Grânes (Drôme) paru aux Editions Créaphis, en 2008 à réécouter ici :

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Nicolas Adell Gombert: “Des hommes de devoir”

La belle ouvrage, le Tour de France, le secret… tout l’imaginaire du compagnonnage tient dans quelques pratiques et quelques symboles qui ont focalisé l’attention, épaississant un « mystère » compagnonnique et laissant dans l’ombre les questions qui auraient dû être premières : qu’est-ce qu’être un compagnon ? Comment le devenir ? Et le rester ?

Établi à partir d’enquêtes de terrain, de récits de vie et de dépouillement d’archives, cet ouvrage montre les voies qu’il faut emprunter, fait entendre les appels auxquels il faut savoir répondre pour se dire « compagnon du Tour de France ». Car l’auteur, ethnologue, le démontre clairement : l’actualité des compagnons n’est pas une simple persistance. En effet, le compagnonnage est une institution dont la modernité s’est lentement construite depuis le XVIIIe siècle. Simple organisation de jeunesses artisanales vouée à « faire passer » cet âge de la vie dans un premier temps, le groupe compagnonnique a progressivement cherché à façonner de manière plus large l’existence des individus. Institution de passage devenue institution à rites de passage, les compagnons ont peu à peu mis en avant un modèle de vie auquel seule une minorité peut se soumettre: les hommes de Devoir, ceux qui ont su, comme ils le disent eux-mêmes, « faire de leur vie un chef-d’oeuvre ».

Nicolas Adell Gombert “Des hommes de devoir. Les compagnons du tour de France (XVIIIe-XXe siècles)”,  éditions de la Maison des Sciences de l’Homme,  2008.

Maître de conférences en ethnologie à l’Université de Toulouse ii-Le Mirail, Nicolas Adell-Gombert travaille sur les thématiques des passages à l’âge d’homme dans les sociétés européennes dans une perspective d’anthropologie historique, ainsi que sur la narration de soi à partir de l’étude des communautés compagnonniques. Auteur de nombreux articles apportant un éclairage neuf sur la société et la culture du compagnonnage, il a publié une synthèse de ses recherches, Des hommes de devoir. Les compagnons du Tour de France (18e-20e siècle), aux éditions de la Maison des sciences de l’homme (2008).

Conférence | Durée:1:22:24 | Enregistrée le 02 Mars 2010

 

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Les Gitans

Marc Bodignoni

Mardi 09 février au Musée de Camargue

Mardi 09 Février 20h30, l’équipe de l’A.R.C.E proposait un Bistrot des Ethnologues en partenariat avec le Musée de Camargue (Arles).

Pour cette soirée, l’invité de l’ARCE etait Marc Bordigoni, ethnologue, ingénieur de recherche à l’IDEMEC, auteur de l’ouvrage “Les Gitans” , paru aux Editions Le Cavalier Bleu, en 2007.

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Désorceler

Jeanna Favret Saada

Mardi 02 février 2010

C’est une séance passionnante qui attendait le public du Bistrot des ethnologues avec la présentation de l’ouvrage “Désorceler”, paru aux Editions de L’Olivier Coll Penser/Rêve en 2009, par son auteure Jeanne FAVRET SAADA, ethnologue et psychanaliste.

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Maçatl

Saumade

Frédéric Saumade

Mardi 05 janvier 2010

Mardi 05 janvier 2010, l’ethnologue Frédéric Saumade a présenté son récent ouvrage Maçatl, les transformations mexicaines des jeux taurins, devant le public du Bistrot des ethnologues :

L’équipe technique s’excuse pour le “souffle” dans l’enregistrement sur les 20 premières minutes.

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La Chartreuse, métamorphose d’un monument

Jean-Pierre Piniès
19 Novembre 2009

Le 19 novembre dernier, Jean-Pierre Piniès a restitué les résultats de son travail de recherche mené autour de la question de la métamorphose des monuments, dans les lieux même de son terrain d’enquête : “La Chartreuse de Villeneuve les Avignon”.

Retrouvez ci dessous l’enregistrement de cette séance du Bistrot des ethnologues.

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L’art dans les camps

Moulinie

Véronique Moulinié

05 Novembre 2009

Le 05 novembre 2009, V. Moulinié est venue présenter un ensemble de production artistique des réfugiés espagnols qu’ils ont réalisées dans les camps de la région Languedoc Roussillon.

Vous pouvez réécouter ici l’enregistrement de sa communication.

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Gérer les indésirables

Agier

Michel Agier

22 octobre 2009

En partenariat avec Médecins sans Frontières et sur leur proposition, l’équipe du Bistrot a reçu Michel Agier pour une séance autour de son ouvrage “Gérer les indésirables, Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire”.

C’était le 22 octobre 2009 à l’Espace Martin Luther King de Montpellier.
Voici l’enregistrement de sa communication.

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Nous les mecs

Welzer Lang

Daniel Welzer Lang

06 octobre 2009

Le 6 octobre 2009, Daniel Welzer Lang a lancé la saison 2009 2010 du Bistrot des ethnologues par une communication autour de son ouvrage “Nous les mecs, Essai sur le trouble actuel des hommes”.

Vous pouvez écouter ici l’enregistrement de cette séance, ainsi que le court discours du Président de l’ARCE pour marquer le début de la 17ème saison du Bistrot des ethnologues de Montpellier.

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L’Occident décroché

Amselle

Jean Loup Amselle

22 mai 2009

La Comédie du Livre de Montpellier a accueilli le Bistrot des ethnologues au Salon du Belvédère le 22 mai 2009.
A cette occasion, l’équipe de l’A.R.C.E avait invité Jean Loup Amselle, Anthropologue, Directeur d’études à l’EHESS et Directeur de la formation doctorale Anthropologie sociale et ethnologie.

Auteur de nombreux ouvrages autour des questions d’ethnicité, de métissage ou de multiculturalisme à partir de terrains africains, Jean Loup Amselle a amené lors de cette séance un débat tout à fait passionnant sur l’actualité politique. En effet, si son récent ouvrage “L’Occident décroché” analyse les postcolonialismes dans la pensée des intellectuels, il a montré que certains discours politiques reprennent finalement à leur compte les mêmes postulats

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Coutumes des carabins

godeau

Emmanuelle Godeau

5 mai 2009

Mardi 5 mai 2009 au Baloard, Emmanuelle Godeau, ethnologue et docteur en médecine préventive du Rectorat de l’académie de Toulouse, animait le Bistrot des ethnologues. L’ouvrage présenté lors cette soirée “L’esprit de corps. Sexe et mort dans la formation des internes” est issu de sa thèse de doctorat, intitulée “La coutume des carabins. Ethnologie de l’internat”, menée sous la direction de Daniel Fabre.

L’esprit de corps : sexe et mort dans la formation des internes en médecine, Ed MSH , collection Ethnologie de la France, 2007.

Présentation :

Scandaleuses rumeurs, bizutages violents, blagues obscènes, chansons de salles de garde, autant d’éléments qui composent l’image de l’étudiant en médecine et se superposent difficilement à celle de l’éminent spécialiste au titre prestigieux d’ “Ancien Interne des Hôpitaux” …

Quelles sont donc ces traditions frivoles, ce “folklore des carabins” relégué aux marges du métier derrière les portes fermées des salles de garde ? Ou, plutôt, en quoi ces pratiques sont-elles constitutives de l’apprentissage du futur spécialiste, au même titre que le reste de sa formation ? Comment l’esprit de corps vient-il aux médecins ?

C’est à ces questions, et sur un terrain n’ayant jamais fait l’objet d’investigations ethnologiques, que l’auteur s’est attachée à répondre dans cet ouvrage novateur et stimulant.

Des travaux pratiques d’anatomie et de dissection – plaçant les jeux autour du sexe et de la mort au principe même de cet apprentissage – aux “revues” et “post-revues” spectaculaires des salles de garde en passant par les rituels qui rythment le temps de l’internat sur le modèle des “grands” passages biographiques- “baptême” et “enterrement” du néophyte – se dessine un parcours coutumier indissociable de l’acquisition des savoirs propres à la discipline médicale.

Conduite majoritairement auprès d’anciens internes des hôpitaux français à Toulouse, Montpellier, Strasbourg et Paris, la recherche d’Emmanuelle Godeau n’exclut ni le comparatisme (U.S.A, Suisse, Scandinavie), ni la profondeur historique.

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L’hindouisme mauricien dans la mondialisation

Suzanne Chazan Gillig

Suzanne Chazan

7 avril 2009

Suzanne CHAZAN, membre du Conseil d’administration de l’ARCE, chercheur à l’IRD, a fait la présentation de son ouvrage à paraître aux éditions Karthala (mai 2009) devant le public du Bistrot des Ethnologues en avant première le 7 avril dernier au Baloard.

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Anthropologie de la globalisation

Abeles

Marc Abélès

3 mars 2009

Mardi 3 mars 2009 à 20h30, Marc ABÉLÈS, directeur du Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (LAIOS-CNRS), a proposé une communication autour de son ouvrage “Anthropologie de la globalisation” au public du Bistrot des Ethnologues.

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Odysees turques

Fliche

Benoit Fliche

2 février 2009

Le mardi 2 Février 2009, devant le public du Bistrot des Ethnologues, Benoit Fliche est venu au Baloard raconter les “Odysées turques” de Bakta et ses compatriotes, des parcours de “migrations dans leur entier” assez exceptionnels. Enregistrement et montage de Divergence FM.

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Dire Ou Taire En Sicile

di bella

Maria Pia Di Bella

6 janvier 2009

L’omertà ou loi du silence a toujours beaucoup intéressé le public qui croyait y voir une spécificité sicilienne surtout liée à la Mafia. Pour contrecarrer cette
opinion, Maria Pia Di Bella dévoile les différents plans (religieux, politique, culturel) de l’art du « dire » ou du « taire » en Sicile. Elle présente plusieurs de ses
facettes et la richesse de ses gradations.

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Les Néo-Indiens. Une religion du IIIe millénaire

molinie

Antoinette Molinié

2 décembre 2008

En ce début de millénaire, l’Amérique latine revient sur la scène internationale avec un visage déroutant. Des bouleversements politiques en cascade sont
accompagnés d’une passion d’autochtonie dont la figure tutélaire de l’Amérindien serait l’enjeu. Les “néo-Indiens” qui apparaissent ainsi dans le Nouveau Monde
ne sont ni les Indiens traditionnels que les ethnologues ont côtoyés, ni les métis célébrés par les intellectuels antiracistes. Ils sont plus proches de notre monde
télévisuel et de Disneyland car ils captent avec recueillement aussi bien les “vibrations” du dieu Soleil que les “énergies” du New Age.

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Les musicos : Enquête sur des musiciens ordinaires

perrenoud

Marc Perrenoud

27 novembre 2008

Les musicos, ces instrumentistes ordinaires qui se produisent dans des bars, des festivals, des bals, constituent une population largement méconnue. Ils sont pourtant des milliers à « ne faire que ça », naviguant entre intermittence, RMI et travail au noir, pris dans une tension permanente entre les figures sociales du musicien artiste inspiré et de l’interprète compétent. Anthropologue et musicien, Marc Perrenoud s’est totalement immergé dans son terrain d’enquête pour faire apparaître ce qui fait réellement sens dans les pratiques et les carrières des musicos.

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Revoir Kaboul

centilivres

Pierre Centilivres et Micheline Centilivres-Demont

4 novembre 2008

Dans ces chroniques, rédigées à partir de leurs journaux de terrain, Pierre et Micheline Centlivres couvrent deux périodes distinctes, presque opposées : celle
« d’avant » le coup d’État d’avril 1978 à Kaboul, et celle « d’après », marquée par une crise prolongée.

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Le monde incertain des Cabaniers

jaquelin

Christian Jacquelin

7 octobre 2008

De la cabane de l’enfance à la « cabane outil » des pêcheurs, la cabane constitue un objet anthropologique de premier plan parce qu’elle renvoie en permanence à l’imaginaire et à des univers techniques, sociaux, culturels et symboliques.
En Languedoc-Roussillon, les cabanes sont indissociables du chapelet d’étangs qui s’étire tout au long du littoral méditerranéen. A la fois précaires et essentielles, banales et singulières, ces constructions ordinaires qui condensent savoir faire et mode de vie ont valeur de témoignage ethnologique, d’autant qu’aujourd’hui la pression immobilière et l’application de la loi littoral rendent leur survie aléatoire.

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Basses Oeuvres, Une Ethnologie du travail dans les Égouts

jeanjean

Agnès Jeanjean

6 mai 2008

Dans la plupart des villes françaises, les eaux usées et les excréments humains sont refoulés dans les sous-sols. Éloignés des corps, ils glissent dans l’obscurité des égouts. Cependant, des hommes manipulent ces matières, les voient et en respirent les odeurs parce que leur activité professionnelle les y conduit. Qu’ils travaillent sur le réseau public ou privé, qu’ils circulent en ville ou demeurent huit heures par jour au fond d’un égout ou dans l’enceinte d’une station d’épuration, les hommes qui font l’objet de ce livre sont tous en contact physique avec ces substances pestilentielles que la plupart des citadins ne touchent, ni ne pensent. Des substances autour desquelles se développent des fantasmes.

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De la violence en Algérie. Les lois du Chaos

moussaoui

Abderrahmane Moussaoui

8 avril 2008

En Algérie, le terrain de la violence est à la fois le produit de paradigmes relevant de l’universel musulman (djihâd, umma etc.) et de conditions historiques spécifiques à l’histoire nationale, notamment la référence à la guerre de libération ; le tout articulé aux conditions économiques, sociales et politiques que connaît le pays

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Mémoire d’empire. La controverse autour du “fait colonial”

Romain Bertrand

5 février 2008

Cet essai retrace l’histoire des débats et des mobilisations autour de la loi du 23 février 2005 sur le ” rôle positif ” de la colonisation française, qui a pavé la voie à la montée en puissance du thème des ” guerres de mémoire “. Il s’interroge à cette fin aussi bien sur les stratégies des députés de la majorité, qui ont voté et défendu ce texte, que sur le discours et les tactiques des organisations militantes qui ont réclamé son abrogation.

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Profession : policier. Sexe : féminin

profession policier

Geneviève Pruvost

8 janvier 2008

L’accès des femmes aux pleins pouvoirs de police est récent… Depuis une trentaine d’années, les policiers de sexe féminin suivent la même formation, sont dotées des mêmes habilitations judiciaires et du même armement que les hommes. S’agit-il d’un changement profond dans la conception de l’ordre public ? Ont-elles accès aux mêmes services et aux mêmes missions ? Comment s’intègrent-elles à la sociabilité virile des commissariats ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles Geneviève Pruvost répond dans cet ouvrage pionnier qui constitue la première recherche française d’ampleur sur la féminisation de la police.

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La fin de l’exotisme : l’anthropologie et le réel

la_fin_de_exotisme

Alban Bensa

4 décembre 2007

L’anthropologie que j’appelle « classique » dans La Fin de l’exotisme est celle qui développe des analyses globales conférant à la culture une fonction régulatrice des comportements et des actions et leur déniant par là toute historicité. Ce mode de raisonnement modélisant et statique est attesté par quantité de recherches. Ces travaux mettent en avant des propositions d’ordre général qui visent à caractériser la nature profonde d’un phénomène (le mythe, le don, la parenté, le rite, les modes de production… etc.) ou les arcanes d’un univers social particulier.

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Rencontre du 3° Type : le Cyborg et l’anthropologue

Daniela Cerqui
30 novembre 2007

à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon

Au département de cybernétique de l’Université de Reading, le Prof. Kevin Warwick mène des expériences futuristes de fusion entre humains et machines. Il a ainsi expérimenté sur lui-même l’implantation d’une puce électronique reliée à son système nerveux, et lui permettant d’échanger des signaux de son cerveau avec un ordinateur, mais aussi avec le cerveau de son épouse. Son but avoué ; nous faire quitter la condition humaine et devenir des cyborgs, plus évolués à ses yeux.

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Soigner par l’invisible – Enquête sur les guérisseurs aujourd’hui

Soigner par invisble

Olivier Schmitz

23 novembre 2007

en partenariat avec la Faculté de Medecine de Montpellier

Cet ouvrage est issu d’une enquête de terrain menée en Wallonie sur les pratiques thérapeutiques dites « traditionnelles ». Cette recherche aborde les « représentations de la maladie » telles qu’elles se manifestent à travers l’ensemble des pratiques traditionnelles et populaires de prise en charge de la maladie et leurs manifestations « évoluées ».

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Le goût des autres. De l’exposition coloniale aux Arts premiers

benoit_de_l-estoile

Benoît de l’Estoile

6 novembre 2007

Après les invitations de Maurice Godelier et Jacques Hainard en 2001 puis de Nélia Dias en 2006, le Bistrot des Ethnologues poursuit avec cette séance, la reflexion et le débat autour des questions que posent les musées ethnologiques en France…
Le mardi 6 novembre, Benoit de l’Estoile a proposé donc une discussion sur le thème des Musées, et plus particulièrement sur comment “les façons dont leurs objets ont été exposés permet d’interroger les transformations de notre regard sur les hommes et les femmes des autres continents”.

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Etre et renaître inuit : homme, femme ou chamane

etre et renaitre inuit

Bernard Saladin d’Anglure

2 octobre 2007

Au nord du cercle polaire, à Igoolik, dans le Navanut canadien, des inuit tentent de concilier le respect de la tradition et la modernité, le souvenir encore très vif du chamanisme, avec une christianisation récente, la vie de chasseurs-pêcheurs, avec l’école, l’internet et le développement minier. Ils cherchent à valoriser leur tradition orale et leur conception originale de l’être et du renaître inuit : mythes d’origine de la vie humaine, de la différenciation des sexes, de la mort, de la guerre et d’espèces animales ; instauration des règles du mariage et des relation de la première femme chamane, en proie à la jalousie d’un homme. Disettes passées, cannibalisme de famine, stérilité des couples, avec, comme remèdes, partage de gibiers, des enfants et échange de conjoints.

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Patrick Williams “Questions d’ethnologue à propos d’une grande figure du jazz: Django Reinhardt”

Figure emblématique du jazz français, leader du quintette à cordes du Hot Club de France, Django Reinhardt (1910-1953) est marqué par son appartenance à la culture manouche.

C’est en spécialiste des communautés tziganes et en grand connaisseur du jazz que Patrick Williams évoque la personnalité du guitariste-compositeur de Nuages et révèle les relations étroites qui se sont tissées entre le jazz et l’anthropologie…

Patrick Williams est ethnologue au cnrs (laboratoire d’Anthropologie urbaine). Spécialiste des divers aspects de la culture tsigane, il a publié de nombreux livres et études sur le sujet. Il est l’auteur de l’ouvrage de référence sur Django Reinhardt : Django (Parenthèses, 1998).

Conférence | Durée: 50’53 | Enregistré au Jam en janvier 2002

Patrick Williams est notamment l’auteur de :

  • Une anthropologie du jazz, publié aux éditions du CNRS, Jean Jamin (EHESS) et Patrick Williams (CNRS) 2010
  • Les quatre vies posthumes de Django Reinhardt Trois fictions et une chronique, Patrick Williams, 2010, éditions Parenthèses.
  • Django : vous et moi, in « Jazz Magazine » n° 511, janvier 2001.
  • Un héritage sans transmission : le jazz manouche, in « Ethnologie Française », juillet-septembre 2000.
  • De la discographie et de son usage. L’œuvre ou la vie et Jazz anthropologie (avec Jean Jamin), in « L’Homme » n°158-159, avril-sept. 2000.
  • Nous, on n’en parle pas. Les vivants et les morts chez les Manouches, Paris, éd. MSH, Coll. Ethnologie de la France, 1993.
  • Django, Montpellier, éd. du Limon 1991, [Réédition Marseille, Éds Parenthèses « Eupalinos » 1998].
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Recherche et patrimoine

05 avril 2000

Isac Chiva
ancien directeur d’étude à l’EHESS, fondateur du Laboratoire d’Anthopologie Sociale et d’Etudes Rurales fut à l’origine de la Mission et du Conseil du Patrimoine Ethnologique.

Vous pouvez réécouter ici sa communication, lors d’une séance du Bistrot des ethnologues en 2000.

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Patrick Williams “Nous, on en parle pas. Les vivants et les morts chez les Manouches”

Les Manouches, dont les roulottes et camions sillonnent le Massif central, ne parlent pas de leurs morts. Cette déférence muette procède d’un art plus général du non-dit et de l’absence qui soude la communauté tsigane et l’inscrit dans le monde des Gadjé, le nôtre. Les Manouches ne disent rien d’eux-mêmes. De leurs défunts ils taisent les noms, détruisent les biens et abandonnent les campements aux herbes folles : « L’avènement manouche se fait par la soustraction », souligne l’ethnologue dans ce texte exceptionnel. Seul un intime des « buissonniers », des chasseurs de hérisson, des rempailleurs de chaises et autres ferrailleurs nomades de nos campagnes pouvait procéder à l’ethnographie de ce retrait et de ce silence essentiels, à chaque instant refondateurs de l’identité du groupe dans sa distance aux non-Tsiganes. L’écriture « compréhensive » de Patrick Williams épouse, par son rythme, ses décalages et son inventivité, la complicité subtile du plus apparent et du plus caché, et nous restitue la cassure structurelle qui fait des Manouches ces gens du proche et du lointain, d’ici et d’ailleurs. Ni marginale, ni dominée, ni déviante, leur civilisation n’a cessé de se constituer au sein des sociétés occidentales comme circonstancielle et pure différence. En creux, en contrepoint, en silence. Ce livre plein de finesse, d’émotion et de questions cruciales posées à l’ethnologie nous révèle sous un jour entièrement nouveau l’un de ces « peuples de la solitude » chers à Rimbaud et à Chateaubriand.

Patrick Williams chercheur au cnrs et directeur du Laboratoire d’anthropologie urbaine. Pendant de nombreuses années, il a centré ses recherches sur les Tsiganes et a notamment publié Mariage tsigane. Une cérémonie de fiançailles chez les Rom de Paris (L’Harmattan, 1984), Les Tsiganes de Hongrie et leurs musiques (Actes Sud, 1996), Django (Parenthèses, 1991) et Les Quatre Vies posthumes de Django Reinhardt. Trois fictions et une chronique (Parenthèses, 2010).

Conférence | Durée: 54’38 | Enregistré en novembre 1994

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