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mardi 13 octobre 2026 - 20h

Brasserie le Dôme - Montpellier

Sophie Houdart

    Ce territoire qui, comme une pulsation...

    Séance en partenariat avec l’UPMV, l’UFR5 et le département d’anthropologie avec la participation au débat des étudiant-e-s du master en anthropologie.

    Que signifie vivre dans un monde contaminé par de faibles doses de radioactivité ? C’est la question que Sophie Houdart se pose depuis l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi survenu le 11 mars 2011. Au terme d’une longue enquête ethnographique menée auprès d’un petit groupe de personnes habitant Tōwa, à une cinquantaine de kilomètres de la centrale, elle restitue la texture de ce territoire et décrit comment, année après année, les repères n’ont cessé de changer. On voit comment les habitants et les agriculteurs cherchent à comprendre leur nouvel état du monde, en expérimentant auprès de scientifiques engagés les liaisons et déliaisons qui font leur quotidien.

    Sophie Houdart est anthropologue, directrice de recherche au CNRS au sein du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC) de l’Université Paris Nanterre. Elle s’intéresse aux modes de construction et de pratiques locales de la modernité au Japon ainsi qu’aux thèmes de la création et de l’innovation. Elle est également membre active du collectif hybride, Call It Anything, chapeauté par F93, regroupant plusieurs chercheurs en sciences sociales, des artistes et des vidéastes pour des expérimentations croisées sur les thèmes du trouble, du territoire abîmé, de la radioactivité et de la recomposition des existants. Elle poursuit aujourd’hui sa réflexion sur les territoires nucléarisés en l’élargissant aux territoires de La Hague, dans le Cotentin, et de Rokkasho-mura, dans la préfecture d’Aomori (Japon), à propos desquels elle fait l’hypothèse qu’ils ont été conçus comme des analogons.

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